Ce tableau est un arrêt. Une pause qui ne s'excuse
pas. Un temps suspendu où l'on redécouvre ce
que signifie exister sans justification. Sentir le
poids de son corps sans chercher à l’alléger.
Écouter le silence sans vouloir le remplir. Laisser
les heures s’effriter sans peur de perdre quoi que
ce soit.
C’est un Non assumé. Non aux injonctions. Non à
la précipitation. Non à la nécessité d’être toujours
en mouvement. Et peut-être, dans ce refus, une
réconciliation : avec le vide, avec l’ennui, avec
l’enfance qu’on croyait loin et qui revient, un pied
en l'air, prête à sauter d’une case à l’autre.
Peut-être qu’il est temps de rejouer à la marelle.